Histoire de l’hôpital
En 1933, Abouna Yaacoub construit à Deir el-Qamar, une institution pour toute sorte de maladies chroniques pour les vieillards, les filles handicapées physiquement et mentalement…En 1937, la graine de moutarde a poussé: l’institution s’élargit pour inclure, en plus de la résidence des patientes, un pensionnat pour les filles orphelines, leur fournissant les études primaires et la formation technique, tout en essayant de compenser l’affection et l’amour de la famille.
L’orphelinat demeure adjacent à l’institution jusqu’en 1971, lorsque les filles sont transférées à Broummana. Il en résulte davantage d’espace pour les malades. Durant la guerre libanaise de 1975, l’un des bâtiments est transformé en hôpital de campagne qui reçoit les blessés et les malades, et leur fournit les premiers soins et les plus urgents, du fait que la région était assiégée. Pendant la guerre de 1983, des milliers de citoyens de cinquante-six villages de la montagne ont cherché refuge à Deir el-Qamar, où les Sœurs se sont dévouées à leur service sans discrimination aucune de secte et d’identité; comme elles ont partagé avec eux, en plus de la peur, du blocus et de la faim, le contenu de l’institution en vêtements, moyens de chauffage et denrées alimentaires… En 1998, suite au rétablissement de la sécurité, et à la facilité d’accès aux institutions hospitalières, et en raison de l’exiguïté d’endroit et du manque des capacités fonctionnelles, matérielles et techniques, la Congrégation a décidé de fermer l’hôpital de santé, tout en continuant à admettre les cas urgents simples au dispensaire.
L’hôpital aujourd’hui
Pour que l’institution puisse poursuivre pleinement sa mission auprès des filles handicapées, il fallait entamer urgemment la restauration de tous les bâtiments dont une grande partie s’était affaissée au fil des années. Après de longues études, les ingénieurs ont préparé un nouveau dossier, en fonction des besoins urgents et manquants, et de la façon dont les services devraient être interconnectés, dans le but de faciliter le travail, et ce, conformément aux normes propres des institutions qui s’occupent des personnes handicapées. Ainsi, avec l’aide de nos généreux bienfaiteurs, le projet a été exécuté par étapes, jusqu’à ce que l’hôpital fût achevé par ses différents services, comprenant 290 lits. À noter que ce projet a créé une ambiance de joie et de réconfort pour les patientes handicapées et le personnel, accomplissant ainsi la mission du Fondateur, le Bienheureux Abouna Yaacoub.
Les services hospitaliers sont au nombre de quatre: pavillon Saint-Joseph, pavillon Saydet el Talleh, pavillon Notre-Dame de Lourdes et pavillon Sainte-Rita.









